Héritage des principes collaboratifs fondateurs d’Internet, mais aussi apparence séduisante qui masque des intentions purement commerciales, la gratuité fourmille sur Internet : la plupart des informations et de nombreux services disponibles sont gratuits.
Distinguons gratuité et piratage
Évitons tout d’abord une confusion : un logiciel gratuit n’est pas un logiciel piraté. L’association ne jouit pas d’un statut spécial : si elle utilise des copies illicites de logiciels, elle risque une lourde amende, et son président risque l’emprisonnement.
Les logiciels libres : une gratuité sans arrière-pensée
L’idée de gratuité se traduit notamment par l’existence des logiciels libres, qui représentent en effet un réel intérêt pour les associations.
Mais le terme de gratuité a été repris et détourné par le Web marchand avec des arrière-pensées commerciales : la gratuité apparente du service se paie en fait de diverses façons. Des hébergeur gratuits émaillent les pages consultées d’encarts promotionnels. Des services de messagerie gratuits diffusent leur publicité à travers les messages échangés… ou revendent à des sociétés de commerce électronique leurs fichiers d’abonnés. Enfin, les abonnements gratuits à Internet incitent les utilisateurs à des communications dont le coût téléphonique n’est pas gratuit.
À éviter : l’hébergement gratuit de son site Internet
Si votre association possède un site Internet, mieux vaut trouver un hébergeur peu onéreux (à partir de 1 euro/mois pour un espace de stockage de 20 Méga-octets) que gratuit. En effet, un hébergeur gratuit vous fournira un nom de domaine du type monassociation.societemachin.com, au lieu de monassociation.com. Par ailleurs, il ne garantit pas un accès sûr et permanent au réseau et n’offre aucun recours juridique en cas de mauvaise prestation.
Signalons que des hébergeurs associatifs existent, qui tentent de coller au plus près des besoins des associations. Pour les trouver, saisissez "hébergeurs associatifs" dans un moteur de recherche comme www.google.fr.
Le gratuit pour les associations
Certains logiciels payants peuvent s’avérer gratuits ou peu onéreux pour des structures à but non lucratif. Si cette information n’apparaît pas clairement sur le site Internet de l’éditeur du logiciel, on peut prendre contact avec lui pour tenter de négocier des conditions avantageuses.
La vraie gratuité
C’est celle qui n’exige pas de contrepartie. On la trouve sur la plupart des sites publics. Par exemple, la poste offre sur www.laposte.net un service de messagerie gratuit et sans publicité commerciale.
L’autre gratuité est celle des contenus publics, disponibles gratuitement sur Internet : les textes de loi sur www.legifrance.gouv.fr, le journal officiel sur www.journal-officiel.gouv.fr, les contenus des sites thématiques sur la drogue (www.drogues.gouv.fr), la sécurité routière (www.securiteroutiere.equipem…), la santé (www.sante.fr), la culture (www.culture.fr), etc.
La vraie gratuité, c’est aussi celle du mouvement associatif et des millions de bénévoles qui fournissent de l’information complète sur leurs champs d’activité.





