Début septembre 2006, la Darès (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) a publié une première synthèse de la mise en place des nouveaux emplois aidés issus de la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005. En 2005, 247000 personnes ont bénéficié des 4 contrats instaurés ou refondus par la loi de cohésion sociale : 18000 contrats d’avenir (CA) et 135000 contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) pour le secteur non marchand ; 6000 contrats d’insertion-revenu minimum d’activité (CI-RMA) et 88000 contrats d’initiative emploi (CIE) pour le secteur marchand.
Il ressort de ce bilan, d’une part, que le secteur non marchand recourt davantage à ces dispositifs que le secteur marchand (332 000 contrats aidés contre 133 000), et, d’autre part, que dans le secteur non marchand, les associations restent le principal employeur de salariés en emplois aidés, bien avant les collectivités. Les associations comptent la moitié des embauches en contrat d’avenir dans ce secteur, et 40 % des embauches en CAE.
En outre, on trouve davantage de projets d’accompagnement et de formation dans le secteur non marchand : 54 % des conventions d’embauche en contrat aidé de ce secteur prévoient un accompagnement professionnel avec un tuteur, contre 19 % dans le cadre des CIE (secteur marchand).
À noter enfin : dans l’ensemble des bénéficiaires, la proportion des jeunes a clairement augmenté comparée à leur part dans les anciens dispositifs aidés.





