Chez les Da Ponte, le bénévolat se transmet de père en fils. C’est en 1973 que le jeune Jean-Pierre entre dans l’ASCRC de Liverdun, « une association socio-éducative et culturelle pour les jeunes du quartier, dont mon père était président. Très sollicité au niveau des associations locales dans notre village, il nous a tous mis le pied à l’étrier. » Âgé de seulement 16 ans à l’époque, Jean-Pierre Da Ponte est rapidement sensibilisé au sens des responsabilités : « Je m’occupais de monter des spectacles avec les jeunes, et j’étais responsable de l’atelier de sérigraphies. Mais il y avait plus jeune que moi ! Des enfants de 10 ans venaient nous donner un coup de main pour poser les fondations du bâtiment. Comme ils savaient que c’était pour eux, ils étaient tous partie prenante. » Le goût de se rendre utile aux autres et de faire vivre sa ville ne l’a depuis jamais quitté. Après avoir été président de la CLEA (association éducative d’Ecrouves) et animateur de radio locale, il se tourne vers le sport : « J’avais inscrit mon fils au club de foot d’Ecrouves, dont le président m’a demandé de devenir dirigeant. Puis j’ai été sollicité par le district de football pour être responsable du secteur des débutants. Nous avons ensuite monté une école de football, labellisée par la fédération, dans laquelle j’officie en tant qu’entraîneur, grâce à un diplôme d’initiateur 1. »
Faire bouger les choses
Un glissement s’opère ensuite vers le domaine caritatif : « En 2007 nous avons organisé une opération avec l’association nationale Les Blouses Roses de l’hôpital d’enfants du CHU de Nancy Brabois. Nous avons ensuite réitéré l’opération avec l’association Carton Rouge au Cancer, dont je suis aujourd’hui vice-président. Pour 2009, nous prévoyons une manifestation au profit des enfants hospitalisés : nous achèterons des jouets et du matériel informatique avec les fonds récoltés. » Toujours en activité aujourd’hui au sein de la fonction publique, M. Da Ponte consacre une moyenne de 20 heures hebdomadaires au bénévolat, mais prend également soin de ménager du temps pour sa vie privée : il est père de trois enfants, auxquels il a également transmis le virus : « Ils font tous les trois partie de l’ASNL, le club professionnel local, et commencent à s’impliquer sérieusement au niveau des manifestations que j’organise. » À l’issue de 35 ans de bénévolat, M. Da Ponte veut en faire perdurer l’esprit : « J’ai l’intention d’ouvrir un centre du bénévolat à Toul, en coordination avec France Bénévolat, pour mettre en contact bénévoles et associations suivant les besoins. C’est important que les gens voient qu’ils ne sont pas tout seuls, et que des structures existent au sein de leur ville pour faire bouger les choses. »