Le secteur audiovisuel français entretient des relations multiples avec les associations. A l’interne, il s’agit des liens que l’audiovisuel a noués par exemple avec les associations de consommateurs, ou encore avec les nombreuses radios et télévisions privées possédant le statut associatif.
En 2009, la présence des radios et télévisions associatives dans l’audiovisuel représente 22% des fréquences, et 63% des opérateurs privés. A cela s’ajoutent les télévisions numériques associatives apparues avec l’essor d’Internet.
De manière plus large, la médiatisation d’une association est souvent déterminante pour recevoir le soutien du grand public et recueillir des fonds. Dans l’esprit des téléspectateurs, la présentation d’une association à la télévision (reportage, engagement d’un artiste pour une cause, soirée spéciale d’appel aux dons…) est fréquemment perçue comme une reconnaissance publique. Pour certains, la médiatisation fonctionnerait comme un label attestant de l’intérêt général et le bien-fondé d’une association.
La médiatisation de la vie associative représente donc un enjeu économique important. Ses retombées sont déterminantes : engagement de nouveaux bénévoles ou accroissement de dons.
Au cours de son intervention, Michel BOYON rappelait que la visibilité des associations dans les médias audiovisuels « sont un enjeu fondamental pour l’intérêt général : par leur action, par leur exemplarité, elles participent pleinement de l’évolution de notre société et intéressent tous les citoyens ».
De plus, le développement des moyens de médiatisation (TV et radio numérique…) a considérablement élargit les possibilités de faire connaître les projets associatifs.
Face à ces évolutions, le CSA a donc décidé de constituer un groupe de travail sur les relations entre l’audiovisuel et les causes associatives. Il engagera une réflexion sur les fondements d’un partenariat permettant de clarifier les modalités d’accès aux médias pour les associations.
Le groupe de travail réunira les chaînes et les associations. Plusieurs thèmes y seront discutés, parmi lesquels : les modes d’accès aux antennes, le calendrier des manifestations entre les associations et les chaînes, la production d’émissions et le droit à l’image, les procédures et la responsabilité éditoriale.
Ses travaux déboucheront sur l’élaboration d’une charte qui régulera les relations entre les associations et les médias du secteur audiovisuel.





