Rassemblements festifs organisés par les jeunes - guide de la médiation

Publié le : mardi 26 juillet 2016 - Modifié le : mercredi 19 octobre 2016

Le guide « médiation des rassemblements festifs organisés par les jeunes » a pour objet de rappeler les éléments de base en termes de réglementation et de prévention des risques à tous les acteurs qui interviennent dans la gestion des rassemblements festifs organisés par les jeunes, dont les médiateurs.

Les enjeux de la médiation

Une démarche collective

La médiation est une démarche qui permet à la fois de gérer au mieux le rassemblement festif et de construire une relation de travail avec des jeunes organisateurs sur le court et le long terme.

La médiation ne préjuge pas des décisions qui pourront être prises par les services de l’Etat au regard des conditions de déroulement du rassemblement festif. Néanmoins, elle permet d’éclairer des choix et surtout de mettre en œuvre une méthodologie dont l’objectif est d’assurer un bon déroulement du rassemblement festif tout en optimisant la mobilisation des moyens de l’Etat.

Ainsi, elle permet :

  • d’accompagner les jeunes organisateurs qui contactent les services de l’Etat ;
  • d’analyser, en commun et en amont, le projet de rassemblement festif ;
  • d’anticiper les éventuelles difficultés ;
  • de trouver, le plus souvent, des solutions négociées avant ou pendant l’évènement ;
  • de diminuer le coût du rassemblement en étudiant des prestations techniques dans un délai raisonnable ;
  • d’amoindrir les tensions et de faire évoluer les représentations (que ce soit pour les jeunes dans leur regard sur un travail avec les services de l’Etat, que ce soit pour les élus, les fonctionnaires, les habitants dans leur perception des rassemblements festifs de jeunes).

La médiation doit donc être acceptée et portée par l’ensemble des acteurs présents à tous les niveaux hiérarchiques. Elle ne peut reposer uniquement sur le médiateur départemental « rassemblements festifs organisés par les jeunes », même s’il sera bien évidemment un acteur important de la démarche de médiation avec les jeunes organisateurs.

Plusieurs retours d’expérience établis par des préfectures ou services de l’Etat ont souligné l’intérêt de la médiation en amont, pendant et en aval d’un rassemblement festif.

Missions principales du médiateur

La fonction du médiateur est de faciliter les contacts avec les tiers. Concrètement, le médiateur :

  • facilitera les contacts entre les jeunes organisateurs et les services de l’Etat (préfecture (service Protection civile, cabinet), mairies, SAMU, SDIS…). Il organisera notamment le premier rendez vous entre les services concernés et les jeunes organisateurs afin qu’ils puissent présenter leur projet de rassemblement festif ;
  • accompagnera les organisateurs en les incitant à déposer un dossier de déclaration en instituant une relation de confiance dans le respect des compétences de chacun (le médiateur peut recueillir les éléments relatifs au projet de rassemblement festif mais la décision de délivrer un récépissé revient bien à la préfecture) ;
  • participera à l’analyse collective du projet de rassemblement festif : ce dernier peut être présenté (avec ou sans les jeunes organisateurs) lors d’une réunion en DDCS/DDCS-PP ou en préfecture ;
  • apportera des éléments d’analyse et des propositions techniques au préfet, au directeur de cabinet ou aux autres services de l’Etat, dans le respect des compétences des autres acteurs : au regard de la vie associative et de l’engagement des jeunes : sont-ils en association ou en collectif informel ? Au regard des pratiques culturelles et festives des jeunes : quel est le contenu du projet, les pratiques de chacun ?
  • sera à l’écoute, des missions et des contraintes des autres acteurs institutionnels ou intervenants (collectivités locales, services de l’Etat) pour être en capacité de les expliquer aux organisateurs.

En fonction des compétences du médiateur, certaines missions complémentaires peuvent être envisagées :

  • se rendre, si possible, sur le terrain pour se rendre compte de la réalité du rassemblement stif : pour les rassemblements festifs les plus importants (plusieurs milliers de participants) : se rendre en premier lieu au PC (si installé sur place), se présenter aux équipes (services de l’Etat, collectivités locales…). Participer à la première réunion de coordination sur place (généralement pilotée par le directeur de cabinet)
  • aller rencontrer les jeunes organisateurs sur site, accompagner les différents partenaires (d’expérience, il n’y a pas de tensions)
  • être disponible, à l’écoute des jeunes, non seulement pour l’organisation de leurs soirées ou rassemblements mais aussi porter un intérêt à leur discours sur l’univers culturel et leurs pratiques artistiques.
  • aller à la rencontre des habitants et des élus en accompagnant les
  • services de l’Etat concernés (préfecture, police, gendarmerie) pour jouer un rôle d’interface, expliquer le type de fête qui s’installe, rassurer sur le rapport avec les jeunes…
  • créer une dynamique dans le respect d’un cahier des charges ou d’une charte (les initiateurs de grands rassemblements festifs produisent parfois « une charte des Sons » qui recense des bonnes pratiques sur la gestion du site, le nettoyage, la mise en place d’une pause sonore …).
  • faire respecter sur le site, avec les jeunes médiateurs des Sound systems, les engagements relatifs à la coupure quotidienne des sons, l’arrêt total à la fin du rassemblement festif, le nettoyage du site.
  • accompagner la presse sur le site, échanger sur une lecture différente du rassemblement festif, qui pour les jeunes, est avant tout l’occasion de partager un moment de fête, une passion pour la musique et pour certains la possibilité de se produire sur scène.

Posture du médiateur

Le médiateur doit veiller impérativement à avoir un positionnement clair conforme au mandat donné par sa hiérarchie. Il doit, dès le premier contact avec les organisateurs, expliquer son rôle, avoir une gestion transparente et instantanée de l’information avec les jeunes et les partenaires, calibrer ses interventions en respectant le niveau de compétence de ses partenaires. Le médiateur facilite les démarches des organisateurs (s’ils sont connus !), mais ne doit en aucun cas se substituer à leurs missions ou responsabilités.

Le médiateur doit bénéficier de l’appui de sa hiérarchie. Sa direction doit aussi participer aux principales réunions en préfecture.

Il pourra, si besoin est, contacter le référent national des rassemblements festifs organisés par les jeunes afin de l’informer des démarches effectuées ou solliciter un appui méthodologique pour des évènements importants.

Contact : Eric Bergeault :
Tél. : 02 36 78 37 54 ou
eric.bergeault@cher.gouv.fr
(mission auprès du Délégué interministériel à la Jeunesse – DJEPVA).

Pour toute question sur la médiation (opérationnelle, technique, sur les dispositions légales ou les différents contacts) : téléchargez le guide complet ici.

Consultez la liste 2016 des nominations en tant que Médiateurs.

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