Robert Rondo, comédien, 30 ans de bénévolat

« À un moment on a le sentiment qu’il faut le faire et c’est tout ! »

Publié le : jeudi 8 novembre 2007 - Modifié le : vendredi 23 novembre 2007

Rondo-itw Mon engagement bénévole a commencé il y a très longtemps. Avant de partir à l’armée, j’avais 18 ans, et dans mon immeuble, il y avait une concierge qui avait plein de problèmes de santé. Il fallait lui faire de nombreuses piqûres, le jour, la nuit. Alors pour l’aider, j’ai appris à faire des piqûres. On m’appelait à n’importe quel moment et je venais lui faire ses piqûres. Et puis j’ai commencé à faire un tas de piqûres pour les gens. Puis de fil en aiguille, je me suis mis à aider de plus en plus de monde.
Par la suite, j’ai dû faire la guerre d’Algérie, dont j’ai ramené des médailles. Mais la médaille dont je suis le plus fier, c’est celle des donneurs de sang, que l’on reçoit quand on a donné plus de cent fois.
Depuis 1992, je suis le président d’une petite association, Aigles sans frontières, qui vient en aide à ceux qui en ont besoin dans la région. Je me retrouve parfois à faire le chauffeur, pour conduire des gens à l’hôpital, à trouver une télé à quelqu’un qui ne peut pas s’en acheter une...
Pourquoi on fait tout ça finalement ? Je n’en sais rien. Parce qu’à un moment on a le sentiment qu’il faut le faire et c’est tout ! Il y a trop d’égoïstes qui ne font rien pour les autres. Quand on peut amener son petit coup d’aile là-dedans, on est content. Ce n’est pas que je dors mieux, mais je suis satisfait !