Sylvie, 51 ans

"Beaucoup d’amour qui me revient ensuite comme un boomerang."

Publié le : vendredi 26 octobre 2007 - Modifié le : mardi 8 novembre 2016

sylvie-itw Je suis assistante sociale à plein temps dans une grande entreprise. Ayant un statut de cadre, et beaucoup de jours de congés, j’ai fait le choix de consacrer deux demi-journées par semaine (dont une le week-end) à une activité bénévole en hôpital.

J’ai commencé mon bénévolat au sein d’une unité de soins palliatifs. En effet, ayant toujours attaché beaucoup d’importance à cette période qu’est la fin de la vie, et participé entre autre à plusieurs stages dans le cadre professionnel (sur le deuil notamment), j’ai souhaité partager, avec d’autres personnes, cette expérience si enrichissante qu’est le bénévolat.

J’ai ensuite intégré, en juin 2005, une autre équipe de 15 à 20 bénévoles, aux urgences d’un grand hôpital de l’est parisien. Notre mission est d’accompagner les personnes pendant toute la durée de leur passage aux urgences. Nous sommes aux côtés du personnel médical mais nos interventions se situent au niveau du verbal et de l’écoute uniquement (avec une attention toute particulière aux personnes désorientées, ne parlant pas notre langue, âgées, aux adolescents ou aux enfants amenés par les pompiers et qui attendent l’arrivée de leur parents).

Qu’est ce que le bénévolat m’apporte ? Du bonheur. Être là, tout simplement, pouvoir donner, et voir tout ce que l’on peut apporter, par notre simple présence, à l’autre.

Avec, en toile de fonds, beaucoup d’amour, qui me revient ensuite comme un boomerang. Pendant ma demi-journée de bénévolat, je ne me "consacre" qu’à l’autre, en oubliant tout le reste. Ces échanges et ces partages, forts et chaleureux, donnent alors à cette journée un sens tout particulier.

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