Subventions versées par les pouvoirs publics

Communication sur les subventions versées aux associations et fondations

Publié le : mercredi 19 avril 2017 - Modifié le : mardi 21 novembre 2017

Le droit de toute personne à l’information est garanti par la loi. Ainsi, chaque citoyen doit pouvoir avoir accès aux informations relatives aux subventions versées aux associations et fondations par une autorité administrative, que ce soit l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics à caractère administratif, les organismes de sécurité sociale et les autres organismes chargés de la gestion d’un service public administratif.

L’article 18 de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique a apporté des modifications aux dispositions relatives à la communication sur les subventions versées aux associations et fondations.

Cet article a :
- supprimé l’article 22 de la loi n° 2006-586 du 23 mai 2006 relative à l’engagement éducatif,
- modifié l’article 10 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations.

La déclaration des subventions versées aux associations et aux fondations par les pouvoirs publics qui existait depuis 10 ans, disparaît.

Dorénavant, seules les subventions dépassant le seuil de 23 000 euros devront être communiquées. Ce seuil de 23 000 euros impose déjà la conclusion d’une convention. La déclaration devra dès lors préciser les données essentielles de la convention de subvention. En revanche, la nouvelle obligation s’applique pour les subventions versées à n’importe quel organisme de droit privé par toute autorité administrative ou tout organisme chargé de la gestion d’un service public industriel et commercial.

Le champ des subventions est défini par la loi du 12 avril 2000 comme des contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire.

Le contenu de la déclaration et les modalités de diffusion de ces données sur les subventions ont été précisées par le décret n° 2017-779 du 5 mai 2017 relatif à l’accès sous forme électronique aux données essentielles des conventions de subvention. D’une part, des informations relatives à l’autorité administrative ou l’organisme chargé de la gestion d’un service public industriel qui attribue la subvention et, d’autre part, des informations relatives à l’attributaire de la subvention, doivent être communiquées. Enfin, des informations portent sur la subvention comme l’objet, le montant , la nature, la ou les dates ou période et les conditions de versement.

Ces données essentielles sont mises à disposition dans des conditions fixées par un arrêté du Premier ministre du 17 novembre 2017.

Le décret précise que ces données essentielles sont mises à la disposition du public gratuitement, en consultation ou en téléchargement, sur le site internet de l’autorité ou de l’organisme attribuant la subvention, au plus tard trois mois à compter de la date de signature de la convention. L’autorité ou l’organisme attribuant la subvention peut à la place adresser dans le même délai, les données essentielles à l’autorité compétente pour leur publication sur le portail unique interministériel www.data.gouv.fr destiné à rassembler et à mettre à disposition librement l’ensemble des informations publiques. Dès lors, elle met à disposition du public, sur son site internet, un lien vers les données ainsi publiées.

A noter :

  1. Les obligations de déclaration et de publication des données sont décalées dans le temps. Elles s’appliquent à partir des conventions de subvention signées à compter du 1er août 2017 ;
  2. L’obligation de mises à la disposition du public gratuitement des données, en consultation ou en téléchargement, ne s’applique pas aux collectivités territoriales de moins de 3 500 habitants ni à leurs établissements publics ;
  3. Les obligations de déclaration et de publication des données ne s’appliquent qu’aux administrations de l’Etat et à leurs établissements publics dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.